Historique et Nom de tradition

Historique :

C'est en 1928 que l'Armée aérienne obtient son autonomie. Le Ministère de l'air regroupe alors toutes les forces aériennes de l'armée de terre et reçoit pour mission de former les spécialistes nécessaires à ces forces qui, jusqu'ici, étaient formés techniquement par des écoles privées et recrutés ensuite sur concours par l'Armée.

C'est donc par souci de cohésion et d'efficacité que le Ministère de l'air approuve, en 1931, un projet de création d'une école d'apprentis mécaniciens des Forces aériennes qui servira de creuset pour le personnel technique de cette arme nouvelle. La loi qui crée officiellement l'École est promulguée au Journal Officiel, le 1er avril 1932. La première promotion de cent un élèves est admise à Rochefort, le 3 novembre1932 et ses locaux progressivement aménagés sur le terrain de Soubise.

En octobre 1933, la seconde promotion intègre Rochefort et l'école prend alors l'appellation d'École des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air. Elle accueillera d'année en année de plus en plus d'élèves qui y seront brevetés jusqu'en avril 1940. A sa dissolution en août 1940, elle aura formé en tout 3500 apprentis. Ce n'est qu'en août 1945 que les bâtiments de Rochefort rouvrirent leurs portes aux apprentis et aux engagés, mais l'école avait perdu son monopole de formation des mécaniciens et des spécialistes de l'armée de l'air, qu'elle ne retrouva pleinement qu'en 1962, sauf pour les jeunes apprentis désormais regroupés à Saintes.

L’armée de l'air est, en effet, présente à Saintes depuis 1945, date à laquelle s'est installée dans le cadre des anciennes usines HISPANO-SUIZA, construites en 1938, une école de conducteurs et mécaniciens auto. En avril 1949, la Base Aérienne 722 y est créée et reçoit pour mission nouvelle d'accueillir une annexe de l'école de Rochefort.

Progressivement, les ateliers qui avaient servi en 1939-1940 aux chaînes de montage des canons de 20 mm armant nos avions MORANE 405, 406 et DEWOITINE 520 sont adaptés aux besoins spécifiques de l'instruction des élèves. En 1961, tous les apprentis mécaniciens de l'armée de l'air s'y retrouvent donc pour leurs deux années d'instruction, les préparant à l'école de spécialisation de Rochefort. La deuxième tranche de construction des six bâtiments de logement des élèves se termine cette même année. Elle est suivie rapidement de la mise en service des deux bâtiments réservés aux cours théoriques ; depuis lors, la construction de locaux ou l'amélioration de ceux existants déjà, n'a pas cessé.
La nouvelle école de Saintes reçoit en 1962, du chef d'Etat-Major de l'armée de l'air, son Drapeau, et en 1963, le nom de "Capitaine Albert RAFFIN" en hommage à un ancien élève tombé en combat aérien.

Signalons en outre, que le 6 avril 1978, le Drapeau de l'école est décoré de la médaille de l'Aéronautique pour services rendus à l'armée de l'air. Elle a, en effet, formé plus de 30 000 élèves dont nombre d'entre eux sont tombés au Champ d'honneur.

Le 1er juillet 1990, la B.A. 722 est devenue "École d'Enseignement Technique de l'Armée de l'Air n°722".

Fin 1996, avec la professionnalisation, elle accueille le Centre de Formation des Militaires Techniciens de l'Air (C.F.M.T.A. 00.325), qui devient le 1er juillet 2001 Centre de Formation Militaire Elémentaire (CFME) nouvelle unité du Commandement des écoles de l'armée de l'air.

Le 05 Septembre 1999, une autre étape importante va être franchie, l'incorporation de 15 élèves techniciens féminins avec la Promotion 99.30.
Nom de tradition :

Le 28 juillet 1963, la Base aérienne 722 prend le nom de «Capitaine Albert RAFFIN».

Citation à l'ordre de l'armée aérienne (à titre posthume) du Capitaine Albert RAFFIN GT 2/62 Franche-Comté

"Officier navigateur, ayant fait preuve tout au long de sa carrière des plus belles qualités militaires, morales et professionnelles. Désigné pour servir en Extrême-Orient, a exécuté avec succès une série de parachutages dans le Nord et le Centre Viêt-Nam. A participé, en outre, au pont aérien de Na-San au mois d'août 1953. Le 19 octobre 1953, chargé de ravitailler une unité en opération dans le delta tonkinois, a été mortellement blessé lors d'un accident survenu au départ de cette mission. Totalisant en Indochine 38 missions de guerre n°2 en 96 h 20 min.de vol de guerre n°2. Cette citation comporte l'attribution de la croix de Guerre T.O.E. avec palme."